Les Russkoffs *(A Cécile et Paul-André)

Bébert avait lu quelque part, ou on lui avait dit, que les Russes n’étaient pas souriants et un peu revêches et qu’il était assez difficile d’obtenir une aide de leur part.

Or depuis que Ginette et lui sont entrés en Russie, par le Kazakhstan, il leur a bien fallu constater que les Russes étaient au moins aussi sympathiques que les Kazakhs qui -flics exceptés-  le sont extrèmement.

Un globetrotter allemand rencontré à Irkoutsk auprès duquel Bébert s’en étonnait lui a ouvert les yeux : « Les gens sont toujours sympas là où il n’y a pas encore trop de tourisme ».

De fait, il semblerait que la loi sociologique selon laquelle, en présence d’étrangers, les autochtones restent aimables et tolérants tant qu’ils ne dépassent pas un certain pourcentage (10% ?), vraie pour l’attitude envers l’immigration, le soit aussi pour le tourisme. L’on comprend mieux la froideur et l’indifférence affichée des parisiens envers les visiteurs étrangers qui provoquent chez les Japonais le désormais fameux « syndrome de Paris »**.

Mettons donc au crédit de la quasi-absence de tourisme en Sibérie (et aussi de la sympathie amusée que déclenchent immanquablement deux petits vieux en sidecar) la gentillesse dont font preuve les Russkoffs.

Pas seulement les Russkoffs d’ailleurs, les Chinetoques aussi :

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qui ont agrégé Ginette et Bébert au club des sidecaristes chinois « Neverstop »

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avant que, quelques kilomètres plus loin, l’un des deux roulements de la roue du panier…

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…ne contraigne Bébert à jouer les mécaniciens improvisés

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Heureusement Alexei était là et, grâce aux roulements de rechange prévus par Jean Burdet et emportés dans la trousse à outils (contrairement à l’amortisseur !), a réparé la roue en deux temps trois mouvements :

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………………………………………….

Le mieux est l’ennemi du bien : une fois arrivé à Chita (ou Tchita), capitale du kraï de Transbaïkalie (ça existe), Bébert, trouvant que la roue branlicotait encore un peu, a voulu la faire examiner par un mécanicien dont l’adresse lui avait été donnée dans un café par un motard russe venant du Kamtchatka et se dirigeant vers la frontière polonaise…

Il a donc fait téléphoner audit mécanicien qui lui a donné rendez vous à une adresse introuvable. C’est cette jeune pharmacienne,

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dans l’officine de laquelle il s’était réfugié, qui a appelé le numéro du mécano qui, sous l’emprise d’une gueule de bois terrible, a envoyé un jeune du club local de « bikers » chercher Bébert pour le conduire audit club

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Là, pas de mécanicien et encore moins d’atelier mais…KIMG0257

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et…

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Malheureusement il se faisait tard et Ginette, restée à l’hôtel, devait commencer à s’inquièter…

Bébert est donc rentré sans avoir fait vérifier la roue du panier par un vrai mécanicien mais en se promettant de faire plus ample connaissance avec ces gens si chaleureux et hospitaliers même si leurs toilettes sont parfois rudimentaires

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et leurs rouleaux de PQ n’ont pas de trou au milieu !

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*Titre emprunté à françois Cavanna, bien sûr.

** Les Japonais, si polis et prévenants, sont choqués, le mot est faible, par la morgue des garçons de cafés parisiens qui leur passent devant sans prendre leurs commandes, l’indifférence des passants à qui ils s’adressent pour des renseignements et, plus généralement, l’attitude des parisiens à leur égard; certains d’entre eux en développent un délire de persécution appelé « syndrome de Paris » qu’un médecin attaché à l’ambassade du Japon à Paris diagnostique assez souvent pour ordonner des rapatriements immédiats.

 

9 réflexions sur “Les Russkoffs *(A Cécile et Paul-André)

  1. Autre pays, autre coutumes…….
    Je peux comprendre nos amis japonais, mais quand ils « débarquent », en troupeau qq part ds Paris, il faut avouer qu’ils prennent de la place , se font entendre et ne passent pas inaperçus !
    Une parisienne

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    1. Marie,
      tu dois confondre avec les chinois; les japonais sont discrets et n’élèvent jamais la voix.Et ça fait 20 ans qu’ils ne voyagent plus en troupeaux. Ginette

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      1. L’invasion des chinois, c’est la grande peur des sibériens. Quand le fleuve Amour qui fait la frontière avec la chine est gelé ils le passent en 10 minutes….

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